À l'occasion de la Journée internationale de la justice (17 juillet 2026), l'Initiative mondiale contre l'impunité (GIAI) a mis en avant l'impact de son action dans 28 pays prioritaires, en œuvrant à la responsabilisation des auteurs de crimes internationaux tout en plaçant les victimes et les survivants au cœur de ces efforts.

Le GIAI rassemble un consortium piloté par la société civile et présent en Afrique, dans les Amériques, en Asie, en Europe et dans la région MENA, qui met en relation les survivants et les organisations locales avec les mécanismes de justice et de responsabilisation à tous les niveaux. Son action va du soutien psychosocial et non juridique aux actions en justice stratégiques, en passant par la documentation, le plaidoyer et le soutien financier direct aux organisations de première ligne.

Les chiffres ne reflètent qu'une partie de la réalité :

  • Plus de 2 000 victimes et survivants pris en charge
  • 186 organisations locales de la société civile en collaboration avec le programme
  • 990 violations graves des droits de l'homme recensées rien qu'en 2025
  • 53 plaintes et communications déposé
  • Plus de 80 subventions à initiative locale livrés en Afrique, dans les Amériques, en Asie, en Europe et dans la région MENA

Chacun de ces chiffres est déterminé par les évolutions observées sur le terrain.

Des femmes mayas achi ont obtenu la condamnation de trois auteurs supplémentaires en 2025 pour crimes contre l'humanité et violences sexuelles, ainsi que 19 mesures de réparation au total, devant la plus haute juridiction du Guatemala, après des décennies de mobilisation. À la suite d'un travail de plaidoyer soutenu et d'un accompagnement technique, Ukraine et Arménie a ratifié avec succès le Statut de Rome. Le Le procès Lumbala en France a marqué la première affaire de compétence universelle du pays concernant des événements survenus en RDC, avec plus de 65 témoignages et 35 parties civiles, remettant en cause des décennies d’impunité. La Cour de cassation française a rendu un décision historique de 2025 remettant en cause les immunités fonctionnelles dans les affaires de crimes internationaux.

Dans le cadre des travaux du consortium, les membres du GIAI ont présenté 63 recommandations aux acteurs de la justice et aux décideurs politiques, ont contribué à l’adoption de 12 résolutions du Parlement européen et ont influencé l’élaboration de 16 lois et politiques relatives à la violence de genre et à la justice transformatrice en matière de genre. Le consortium a en outre élargi l’accès aux connaissances en matière de justice internationale grâce à près de 500 ressources sur MakingJusticeWork.org, qui compte désormais plus de 2 500 utilisateurs enregistrés dans le domaine de la responsabilisation.

Le GIAI montre ce que la société civile peut accomplir lorsque les survivants sont placés au cœur de l'action, et il jette les bases de la justice qui reste à instaurer.