La décision de la Cour pénale internationale de confirmer l’ensemble des 17 chefs d’accusation retenus contre Khaled Mohamed Ali El Hishri et de renvoyer l’affaire devant la chambre de première instance marque une avancée historique pour les survivants des crimes commis à la prison de Mitiga et pour la mise en cause des responsabilités en Libye. Il s’agit du premier procès issu de l’enquête de la CPI sur la Libye depuis que la situation a été renvoyée devant la Cour en 2011. Cette décision reconnaît la gravité et l’ampleur des crimes présumés commis à l’encontre de détenus libyens et non libyens, y compris des migrants et des réfugiés, et constitue pour les survivants un pas important vers l’accès à la justice, à la vérité et à la réparation.

“ Ce qui m’a le plus enthousiasmée et m’a apporté le plus grand sentiment d’épanouissement, c’est d’avoir continué à faire confiance à la CPI pour défendre la vérité et la justice en mon nom ”, déclare David Yambio, fondateur et directeur exécutif de l'organisation « Refugees in Libya », dirigée par des survivants. “ Cette confiance s’est accompagnée d’un engagement inébranlable face aux traumatismes mentaux, physiques et psychologiques que j’ai dû revivre encore et encore. Dans la mesure où ma confiance dans la Cour reste intacte, j’espère que cela ne s’arrêtera pas à El-Hishri, mais que cela permettra également de demander des comptes aux acteurs de l’Union européenne. ”
Lisez la déclaration complète ci-dessous.
Crédit photo : Clara Marnette (mai 2026)