La Clinique internationale des droits de l'homme (IHRC) de la faculté de droit de Harvard, en collaboration avec l’International Partnership for Human Rights (IPHR), a remis un mémorandum juridique au bureau du procureur général d’Ukraine démontrant que les frappes aériennes russes constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Ce mémorandum soutient les efforts visant à établir les responsabilités pour les violations du droit international commises en Ukraine au cours des trois dernières années, en proposant un cadre analytique novateur permettant de démontrer que les auteurs des frappes de drones et de missiles ont agi avec l'intention requise. Une version publique est disponible sous forme de rapport, Attaques aériennes et atrocités : Une évaluation juridique de la campagne aérienne russe en Ukraine.
L'IPHR a recensé plus de 24 000 attaques contre des civils et des cibles ukrainiennes depuis que la Russie a lancé son invasion à grande échelle il y a trois ans. Au cours des 18 derniers mois, l’IHRC et l’IPHR ont mené des recherches factuelles et juridiques approfondies sur la nature et l’ampleur des attaques aériennes russes. Le mémorandum recense et analyse 22 attaques spécifiques, en mettant l’accent sur deux types distincts : (1) les attaques contre des infrastructures énergétiques essentielles, notamment les réseaux électriques et les centrales électriques, pendant les mois d’hiver rigoureux, et (2) les attaques menées tout au long de l’année contre des civils et des infrastructures civiles, notamment les zones urbaines densément peuplées, les immeubles d’habitation, les hôpitaux, les écoles et les biens culturels.